Charlotte (pas seulement) Gainsbourg

C’est une Charlotte tout en timidité qui s’est présentée à nous vendredi soir. Grande (en hauteur) et toute petite à la fois (en largeur), celle à qui on reconnaît  force et assurance au cinéma, a foulé les planches de l’Olympia en douceur, sans tambour ni trompette. Armée d’une équipe de 5 musiciens très talentueux (dont 2 empruntés à Beck), elle s’est lancée tête première dans cette nouvelle aventure avec moi (… et plusieurs centaines d’autres personnes) comme témoin.

Pratiquement vierge de la scène, c’est avec nous, public du Québec, qu’elle a choisi de faire ses premières armes. Elle nous a avoué avoir reporté cette représentation qui était d’abord prévue pour janvier (à son insu), après qu’on lui aie annoncé que le spectacle de Montréal affichait déjà à guichet fermé, avant même qu’elle aie débuté les répétitions.

Cachée par moments derrière sa longue chevelure en bataille, l’actrice de 38 ans (ma foi, qui l’aurait cru!?!) a livré la marchandise (à notre grand bonheur) et bien plus encore. Naturelle, authentique, voire presque à nue, Charlotte semblait assez en contrôle sur scène, mais tout de même très statique. C’était touchant de vivre ce moment avec elle. J’ai été impressionnée de voir à quel point cette femme est attachante. Quel capital de sympathie elle a (il faut dire que les gens la suivent au grand écran depuis qu’elle a 12 ans)! Sur scène, elle a développé un lien très étroit avec son public en osant même nous demander de lui pardonner ses quelques erreurs. Nous étions tout ouïe. Même entre nous, dans la salle, j’ai l’impression que nous partagions tous ce désir de la voir réussir.

Nous avons eu droit à un éventail surprenant de pièces. Bien entendu, elle y est allée de toutes les chansons de son plus récent effort studio ‘’IRM’’ réalisé par Beck (le contraire nous aurait déçus!), mais elle nous a aussi fait découvrir quelques pièces de son album précédent ‘’5:55’’, réalisé en collaboration avec le groupe français Air (2006). Ce dernier n’ayant bénéficié d’aucun concert, elle profite de sa présente tournée pour nous faire découvrir ce disque qui gagne à être connu.  Et ce n’est pas tout, (Oh bonheur!) Charlotte s’est aussi permise de fouiller dans le répertoire de son père. Encore là, c’était très pognant de l’écouter, de sa voix si douce, chanter les paroles de  »Gainsbourg’’.

Gâtée par la génétique artisitique de ses parents (Certes!), Charlotte a vécu cette première expérience de tournée telle une artiste à part entière. Elle n’a certainement pas la voix de Céline (et ce n’est pas ce à quoi on s’attendait d’elle), et elle a quand même réussi à nous hypnotiser pendant près d’1h30 et ce, pour l’ensemble de l’oeuvre. Je lui lève mon chapeau!

Bonne chance à cette excellente artiste que j’affectionne particulièrement à l’écran, mais aussi énormément en boucle dans ma voiture.

Mes coups de coeur de la soirée:

– Son authenticité

– Les musiciens extraordiaires qui l’accompagnaient: de véritables génies du son!

– Sa reprise de Le chat du café de artistes de Jean-Pierre Ferland; le public était littéralement en délire.

– Sa reprise de Just like a woman de Bob Dylan (contribution au film I’m not There). Superbe!

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2 Commentaires

Classé dans Coups de coeur, Musique/Music

2 réponses à “Charlotte (pas seulement) Gainsbourg

  1. Maude

    c’est si bien résumé mon amie!

  2. J’ai tellement aimé le show!

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